Victor Hugo, who are you?

How to deal?

Duas brasileiras, mãe e filha, conversando no metrô parisiense (linha 2):

– Mãe, olha o nome segunda parada! – aponta para a lista de paradas em cima da porta do metrô.

– Ah, Victor Hugo, que nem o teu primo, né.

– É.

– Temos que descobrir quem é esse tal de Victor Hugo.

– Não tenho a menor ideia.

– Deve ser uma pessoa importante pra ter nome de parada de metrô. E ser marca famosa de bolsa também né.

– Pois é.

FIM

Deux brésiliennes, la mère et sa fille, parlaient dans le métro parisien (ligne 2) :

– Maman, regarde le nom du deuxième arrêt ! – et elle pointe la liste d’arrêts sur la porte du métro.

– Ah, Victor Hugo, comme ton cousin, n’est-ce pas?

– Oui.

– Il faut qu’on découvre qui c’est ce Victor Hugo.

– Je n’en ai aucune idée.

– J’imagine que ce doit être quelqu’un d’important pour devenir un arrêt de métro. Et pour être une marque célèbre de sacs aussi, n’est-ce pas?

– Bah oui.

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Liberté, Égalité… Unanimité

(Voir à la fin de ce texte pour la version française)

Da janela do meu apartamento, observo uma senhora com dificuldades motoras atravessar lentamente, pela faixa de pedestres, uma das vias do Boulevard de Clichy, em Pigalle. O sinal abre para os carros, mas ela ainda tem a metade do trajeto para percorrer até chegar à calçada. Um motoqueiro, em alta velocidade, vem de encontro à senhora, que continua, impassível, a aventura de atravessar a movimentada avenida em pequenos passos. Não contente, ele ameaça avançar o veículo contra a idosa e se mete a buzinar como se ela ainda não tivesse percebido sua bruta presença.

– Eu não consigo andar mais rápido do que isso, você não vê? – ela se explica, sem parar de caminhar.

Mas o motoqueiro insiste nos buzinaços, agora perseguindo a pobre senhora pela faixa de pedestres. Ao notar que pessoas se acumulam na calçada, e uma confusão começa a se armar em favor da idosa, ele grita qualquer grosseria e segue adiante, acelerando sua motocicleta e sumindo na avenida. Um homem que ajuda a resgatar a idosa perto da calçada responde ao apressado no mesmo nível, ao que a velhinha comenta, sorrindo:

– Voilà, isso é Paris.

Namorado, ao me ver parada em frente à janela, me pergunta o que acontece. Explico, ainda revoltada com a cena que acabo de presenciar.

– Voilà, isso é Paris – ele me responde.

Uma vergonhosa e coletiva certeza, ao que parece.

Depuis la fenêtre de mon appartement, j’observe une dame avec des difficultés motrices traverser lentement, par un passage piétons, l’une des voies du Boulevard de Clichy, à Pigalle. Le feu passe au vert pour les voitures, mais elle a encore la moitié de son trajet à parcourir jusqu’au trottoir d’en face. Un homme en moto, à grande vitesse, s’approcha d’elle, suivant impassible, l’incroyable traversée de ce mouvementé boulevard à petit pas. Pas content, l’homme menace d’avancer son véhicule vers la dame et commence a klaxonner comme si elle n’avait pas perçue sa présence brutale.

– Je ne peux pas marcher plus vite, vous ne voyez pas ? – elle s’explique, sans s’arrêter de marcher.

L’homme en moto continue de klaxonner avec insistance, maintenant en persécutant la pauvre dame sur le passage piétons. En s’apercevant que des passants s’accumulaient sur le trottoir, et une confusion commençait en faveur de l’handicapée, il crie une grossièreté quelconque, fait accélérer sa moto et disparaît dans l’avenue. Un monsieur qui va au secours de la dame répond en hâte sur le même niveau, ce qu’elle commente, en souriant:

– Voilà, ça c’est Paris.

Petit-ami m’observe devant la fenêtre et me demande ce qu’il se passe. Je lui explique, révoltée encore par la scène que je viens d’accompagner.

– Voilà, ça c’est Paris – il me répond.

Une honteuse et collective certitude, il me semble.


Paris is a party… in 2000 images


Last days of winter


Merci, Interpol!

Interpol, 15/03/11, Zénith, Paris

(Voir à la fin de ce texte pour la version française)

Eles abriram o show com Succes, faixa número 1 do último álbum, Interpol. Também tocaram as marcantes PDA, Evil, Narc, C’mere, Slow Hands, além de duas do álbum antecedente, Your Love  to Admire. E apresentaram poucas faixas novas – boa sacada já que o novo álbum saiu há pouco tempo. O fade-out da apresentação com Obstacle 1 foi com chave de ouro.

Resumidamente, o show dos novaiorquinos do Interpol de ontem à noite (15/03) no Zénith, em Paris, aconteceu na medida certa, nem a mais, nem a menos, e perfeito assim mesmo. Tudo o que o público espera de um show. Um muito bom show.

Ils ont ouvert le concert avec Succes, morceau numéro 1 du dernier album, Interpol. Le groupe a joué aussi les célèbres PDA, Evil, Narc, C’mere, Slow Hands et deux autres de l’album précédent, Your Love to Admire. Et pas beaucoup des nouvelles musiques – bonne décision vu que le nouvel album est sorti il y a peu. Le fade-out avec Obstacle 1 c’était le moment clé.

En résumé, le concert des new yorkais d’Interpol d’hier soir (15/03) au Zénith, à Paris, c’était « au poil », ni trop, ni pas assez, et, ainsi, parfait. Tout ce que le public attend d’un concert. Un très bon concert.

Setlist:

1. Succes

2. Say hello to the angels

3. Narc

4. Hands away

5. Barricade

6. Rest my chemistry

7. Evil

8. Lenght of love

9. Lights

10. C’mere

11. Summer well

12. NYC

13. The Heinrich maneuver

14. Memory serves

15. Not even jail

+ encore

16. Untitled

17. The new

18. Slow Hands

19. Obstacle 1